28/12/2005Day 121: Darcy oh FADAChronique fictive de ouiche Party,
à ne lire qui si l'on aime les histoires où il ne passe presque rien.
Prologue, aussi long que l’intrigue en 4 chapitres est réduite.
Ce soir là, Darcy ne fut pas tant occupé à répondre aux signes de tête et aux sourires de l’assistance, bien que cette tâche exigeât beaucoup de son temps, qu’il en oubliât de le chercher avec acharnement dans tous les coins où ses regards pouvaient atteindre.
Ses recherches se révélèrent vaines.
Son ami Philipp était là. Se tenant presque par le bras, ils goûtaient les douceurs de leur amitié en une conversation sans contraintes. Ils parlèrent avec joie, mais Darcy était encore déçu dans son espoir de le voir ce soir.
Il demeurait invisible. Cette sorte de mystère qui sied toujours si bien à l’absence, rendit l’imaginatif Darcy plus bienveillant encore envers sa personne et ses manières et accrut encore son désir d’avoir sur le jeune homme de plus amples renseignements.
Soudain, Il n’arrivait pas à se le représenter, il ne savait dire s’il était brun ou blond, long ou court, mais il savait qu’il le reconnaîtrait entre mille.
C’était idiot le rendez vous avait été à peine formulé. L’invitation n’était pas explicite et la réponse encore moins. Darcy avait encore une fois de plus péché de réserve et maudissait tous les principes qui guidaient ses émotions:
-il n’a peut être aucune envie de me connaître plus que par Chat!
- il est bien possible d’ailleurs qu’il soit tout aussi heureux sans jamais me rencontrer
- en un mot pourquoi mon bonheur lui serait plus cher que celui de tout autre ami brièvement rencontré sur GA
- surtout ne pas se hâter. Si vous vous vous hâtez trop, vous risquez de passer votre vie à vous repentir de votre précipitation.
Quel idiot il faisait vraiment, il aurait du simplement lui dire qu’il était curieux de faire sa connaissance, oui, qu’il avait envie de parler avec lui, et que c’était l’occasion de le faire enfin.
Ils avaient un peu échangé et Darcy avait rapidement développé une sincère affection pour ce jeune homme. Il était logique d’être curieux, de vouloir mettre un visage de chair sur cette relation virtuelle.
Philipp le ramena à l’esprit du moment.
-” je voudrais que vous connussiez x, il vous enchanterait. Il écrit les post les plus drôles que vous puissiez imaginer. Je le trouve beau, et j’en veux terriblement aux garçons qui ne l’admirent point. Je serai capable de leur faire de violents reproches.
- leur faire des reproches? vous leur faire des reproches parce qu’ils ne l’admirent point?
-oui en effet, il n’est rien que je ne sois prêt à faire pour ceux qui sont vraiment mes amis.
- Moi aussi, je suis incapable de n’aimer les gens qu’à moitié, cela n’est pas dans ma nature. Mes attachements ont toujours une grande force. Certains nous croient incapable d’une amitié véritable , et je suis bien décider à leur prouver qu’ils se trompent. Si je devais maintenant entendre quelqu’un parler de vous en termes irrespectueux, je m’enflammerais sur l’instant... Mais c’est tout à fait impossible, car vous êtes exactement le genre de jeune homme dont tout le monde raffole.
- Oh Darcy, comment pouvez vous dire cela , vous allez me faire rougir, lui dit Philipp avec les yeux plein de malice et son beau regard clair amusé.
Tous deux prenaient plaisir à se taquiner l’un l'autre.
- Mais vous Darcy, si plein de vie, j’ai remarqué un jeune homme qui vous regardait si passionnément il y a 15 jours... Je suis certain qu’il est un peu amoureux de vous, et il est ici ce soir !!!...
Darcy se raidit un peu, nia de nouveau avec un large sourire, et ils se mirent à rire. Leur amitié s’exprimait toujours autour de sujets sérieux mais avec beaucoup d’humour et d’autodérision.
-Voyons, mais je vois bien ce qu’il en est. Vous restez indifférent à l’attention de tous sauf à celle d’un jeune homme que je connais pas ...non, je ne puis vous blâmer... ( il parlait plus gravement maintenant) vos pensées sont aisément compréhensibles. lorsque l’esprit est vraiment attaché à une chose, on devient insensible aux attentions des autres quels qu’ils soient. Tout devient accessoire, presque ennuyeux, qui ne concerne point l’objet de notre attente... je puis comprendre”
- “philipp vous ne devriez pas me persuader que je pense autant à cette rencontre, je ne le verrais peut être jamais.
- mais vous ne m’avez pas toujours pas dit qui il était! Ne pas le rencontrer, ne dites pas cela! Qui pourrait quand il vous a connu un peu ne pas désirer vous connaître un peu mieux? Ne jamais le voir ? c’est romantique mais je suis sûr que cette idée vous rendrait malheureux.
- non, je ne prétends pas qu’il me serait indifférent, mais cette curiosité de le voir a pris le pas sur toute ma froide raison, et si je n’étais maître de moi vous pourriez croire que mon cœur est conquis.
-mais voyons Darcy , vous êtes vous donné rendez-vous? A t il dit qu’il viendrait?
-non! pas vraiment, Philipp vous savez trop bien, je n’aurais voulu l’imposer au risque de briser le charme, mais je sais qu’il viendra !
- Sans vouloir vous frustrer Darcy je crois que vous vous êtes encore un peu pris au jeu de vos rêves, et quelle manque de simplicité, pour donner du relief à un instant, pourquoi compliquer tant la matière, voilà bien votre romantisme...
Darcy souffrit cette frustration, mais nul murmure ne s’échappa de ses lèvres.
Chapitre 1:
Dix minutes, plus tard, son sentiment de frustration cédait le pas à une émotion beaucoup plus agréable: il l’aperçut à moins de 5 mètres. Il venait d’arriver, Il était encore sur l’escalier offert aux regards de tous. L’on se précipita pour aller l’accueillir, il semblait heureux d’être là et plusieurs se réjouissaient de sa présence. Il avança enfin dans la foule saluant ses quelques connaissances.
Il semblait se diriger vers lui mais ne l’avait pas vu. Le sourire et la rougeur que provoqua cette apparition s’évanouirent sans avoir le temps de ternir sa froide dignité. Philipp qui s’était éloigné un instant n’aurait rien remarqué.
Il semblait pus beau et plus animé qu’il ne l’avait imaginé. Il parlait avec beaucoup d’intérêt avec le jeune homme qui était venu l’accueillir. Au lieu d’être saisi d’une pâleur mortelle, Darcy resta bien droit, en pleine possession de sa raison, les joues seulement un peu plus rouges que d’ordinaire.
Lui et son accompagnateur, qui continuaient, à s’approcher de Darcy, étaient immédiatement précédés d’un garçon qui le masquait à moitié. Le garçon en question s’arrêta pour parler à un autre qui l’avait attrapé par le bras, et derrière ils s’arrêtèrent pour laisser part à cette effusion. Darcy s’efforça aussitôt alors d’attirer son attention en se plaçant dans son champ de vision. Il lui adressa aussitôt un beau sourire qui prouvait qu’il l’avait reconnu. Un sourire merveilleux et tellement plein de bonheur que toute la salle dut sentir comme un souffle de grâce extatique.
Darcy le lui rendit avec joie, et lui s’approchant encore, lui adressa un charmant: Bonsoir Mr Darcy!!!
Chapitre 2:
Ils se regardèrent un peu hésitants et se firent une bise maladroite, comme rapidement expédiée, un peu embarrassés de cette rencontre attendue, espérée, mais si peu préparée. Darcy ne sut que bafouiller quelques mots incompréhensibles dans le brouhahas ambiant. A cette heure, la fête battait son plein et ils furent séparés par ces mouvements de foule auxquels on ne peut résister à moins de s’attacher l’un à l’autre.
Il était maintenant au bar en pleine conversation avec un de ses amis.
Il était bien fait de sa personne, avait un joli visage et des manières charmantes. Ses façons, bien qu’elles n’eussent point la hardiesse et le style d’un top canon, avait davantage de véritable élégance. Tout son comportement témoignait de son bon sens et sa bonne éducation. Il ne faisait preuve ni de timidité, ni d’une franchise affectée. Il semblait capable d’être jeune attirant et existait sans pour autant vouloir monopoliser l’attention de tous les garçons de son entourage ou nourrir d’excessifs sentiments de plaisir extatique ou d’humiliation indicible à propos de n’importe quelle vétille. Darcy était touché par ces qualités apparentes. Encore plus désireux de le connaître, il se rapprochât, il lui parlait volontiers dès qu’il trouvait quelque chose à dire et assez de courage et de temps pour le dire. L’agitation était grande et l’ambiance bruyante. Et il n’échangèrent que quelques mots sans vraiment d’intérêt entre 2 conversations de voisins dans la foule.
Chapitre 3:
Il avait espéré le voir et il semble que le destin ne lui en accorderait pas plus. La gêne qui pave le chemin des amitiés récentes, l’absence fréquente de sujets de conversations chez 2 êtres un peu réservés firent qu’ils ne dépassèrent guère les prémices de l’intimité du simple échange de regards. Et cela suffisait à son bonheur du moment. De l’un de l’autre, ils ne sauraient rien de plus, ils s’étaient vus et rien d’autre ne devait se jouer.
Relâchant ses efforts, Darcy laissa la foule telle la marée l’emporter plus loin, il échoua dans les bras de Philipp.
- Darcy, je vous retrouve ! cher ami, Ou étiez vous donc? vous avez un air de satisfaction, qui me fait dire que vous n’avez pas été malheureux sans moi.
- oui je l’ai vu !!!
- Mais où est donc ce jeune homme extraordinaire que vous vouliez tant voir? Est-il derrière moi? si c’est le cas, montrez le moi tout de suite, je meurs d’envie de le voir...
- hélas, c’est impossible, il est parti...
Chapitre 4;
- mais enfin Darcy, c’est impossible, vous plaisantez encore!!!
- oui je plaisante, il viendra une autre fois, voilà tout et je pense que je trouverais d’ici là plein de chose à lui dire. Allons boire un verre...
11/12/2005Day 112: Leçon de rencontre, ou Darcy oh FadaDarcy se hâta vers le fada avec plus d'impatience que d'ordinaire, sûr qu'il était au fond de lui même de l'y voir cette fois et prêt à l'accueillir avec un beau sourire. Mais personne n'éxigea de lui ce sourire, en tout cas pas lui. Il n'était pas là. Toutes les âmes de Ga lui exepté, devaient se montrer. Des gens entraient et sortaient à chaque instant, se levaient et s'asseyaient, des gens dont il ne se souciat et qu'il ne désirait pas vraiment voir.
Après avoir paradé au milieu de tous ces mecs qui transpiraient le type en vadrouille, il s'assit sur un coin de banquette. Il pensait quel endroit triste comme il serait agréable qu'il soit là.
Ces dernieres semaines, il avait si souvent exprimé ce désir en vain qu'il n'y avait point de raison particulière qu'une situation plus agréable y répondît à présent. On nous dit cependant "qu'il ne faut jamais désespérer de rien, qu'une infatigable industrie permet toujours d'atteindre son objectif", et l'infatigable industrie avec laquelle il avait chaque jour de la semaine formulé le même voeu devait à la fin obtenir sa juste récompense.
Son voisin installé depuis 5 minutes environ, et qui semblait le regarder attentivement lui adressa obligeamment la parole en ces termes: je pense que je ne puis me tromper...il y a longtemps que j'ai envie de vous voir, n'êtes vous pas Darcy? Après que Darcy eut répondu à sa question avec beaucoup de grâce, l'étranger déclara que son nom était ****, et Darcy reconnu le pseudo d'un type avec qui il avait échangé quelques chats. Ils manifestèrent à se découvrir une certaine joie, en personnes qui se sont accommodées de ne rien vraiment savoir l'une de l'autre. Ils se firent des compliments sur leurs journaux respectifs, et comme le temps avait passé depuis leur dernier échange, ils commencèrent à se donner des renseignements sur leurs blogs respectifs, parlant de temps en temps et bien plus empressés à donner des informations qu'à en recevoir.
Chacun écoutait fort peu ce que l'autre lui racontait. Il avait un avantage considérable sur Darcy, une large connaissance de tous les pseudos et quand il parla longuement de tous les talents de chacun et que tous semblaient dans leurs styles respectifs plus appreciés que ne l'avaient jamais été d'autres êtres humains, Darcy ne trouva en réponse nul renseignement , nul anectote équivalente pour contraindre à l'attention l'oreille récalcitrante de ce nouvel ami bavard. Il se vit obligé de rester là et de paraître s'intéresser à toutes ces effusions Gaiennes. Il se consola toutefois quand son oeil perspicace découvrit que ses mains qui s'agitaient comme des éventails, étaient fort loin aussi belles que les siennes. Et voici, X et Y qui arrivent, s'écriat **** agité comme si des altesses royales avaient fait leur entrée.
Darcy, je brule de vous les présenter, ils seront ravis de vous rencontrer. Le plus grand est X, n'est il pas le charmant? Y est fort admiré pour sa connaisance musicale... Ils lui furent présenté et des bises de circonstances échangées à la va vite. On parut frappé de son nom , et après avoir parlé avec une brève civilité, X fit remarquer "mais vous êtes le portraitiste de GA!!! " Darcy en fut surpris et s'en excusa vaguement, assurant qu'il ne barbouillait que quelques visages inconnus par malice. Ce point éclairci, ils lui dirent mille chose obligeantes sur le désir de mieux le connaître et semblaient déjà se considérer comme ses amis. Darcy écoutait leurs paroles avec plaisir et y répondit dans les termes les plus charmants qu'il put trouver. Mais son esprit était ailleurs, il n'avait toujours pas paru, et seule sa présence lui aurait donné du plaisir. X était vraiment charmant et ses beaux yeux noisettes rieurs étaient pleins de joie et de tendresse. Comme preuve de nouvelle amitié, X l'invita bientôt à se lever et aller prendre un verre au bar. Outre le soulagement de quitter son bouillant chroniqueur Gaien, Darcy était charmé à l'idée de se dégourdir les jambes en compagnie de ce garçon qui semblait avoir son âge et assez timide malgré l'assurance de son mètre 80 et son physique avantageux. L'amitié nouvelle est le plus doux des baumes aux émois d'amour déçus. La conversation roula sur ces sujets dont la discussion est en général si propre à sceller la naissante amitié de deux garcons dans ce type d'endroit , les goûts musicaux, les loisirs, le style de vie, et les personnes qui sont ridicules autour d'eux... Il avait un avantage très net pour discuter de tous ces sujets et il pouvait corriger Darcy sur bien des points de bon goût, pouvait deviner un flirt entre 2 garçons qui ne faisaient que se sourire, et remarquer une personne ridicule au milieu de cette foule dense. Il n'y avait pas de grandeur à ce dernier exercice, mais l'humour et le sens du sarcasme avec lequel il l'exerçait faisait pardonner ce manque évident de charité, et sa culture par ailleurs l'emportait par dessus tout. Le respect qu'il inspirait naturellement à Darcy eut risqué d'être trop grand pour l'autoriser à se monter familier, si les manières de X et ses fréquents témoignages du plaisir qu'il éprouvait à le découvrir n'eussent atténué tous les sentiments de crainte respectueuse de ce dernier pour ne plus laisser s'épanouir qu'une tendre affection. Cette amitié grandissante ne pouvait se contenter d'un seul verre, elle exigea de se rendre à nouveau vers le bar. Ils parlèrent beaucoup avec un grand plaisir, mais Darcy ne pouvait s'empécher d'être encore un peu déçu de ne pas voir celui qu'il attendait. Son regard ne le rencontrait nul part. Il n'avait jamais vu son visage, son portrait étant anonyme afin disait il que les gens ne le découvrent qu' à travers sa seule personnalité et non un physique trompeur au delà des apparences. il devait avoir entre les doigts un gros trousseau de clefs avec un crocodile rouge. Et s'il n'était pas ce que Darcy avait cru deviner ou imaginer de sa touchante et attirante personnalité?
" A quoi pensez vous? vous paraissez si grave?" lui dit soudain X avec une regard plein de tendresse et d'amusement? Ce n'est pas à moi, j'espère car à voir votre regard, vos pensées ne doivent pas être très gaies. Darcy rougit et lui dit:
- je ne pensais à rien.
- votre réponse est certes très rusée et extrêment profonde, mais je préférerais m'entendre dire tout de suite que vous ne voulez pas me dire à quoi vous pensiez.
- eh bien dans ce cas, je n'ai pas envie de vous le dire.
-merci nous nous connaitrons d'ici peu de temps. Je serai autorisé à vous taquiner sur ce point chaque fois que nous nous rencontrerons, et rien au monde ne fait mieux progresser l'intimité.
Ils parlèrent encore un peu, et son ami Y arriva soudain en lui disant qu'il fallait y aller pour ne pas être en retard chez leurs amis. Ce doux instant allait prendre fin et ils allaient se quitter malgré un grand désir de poursuivre cette relation. La conversation de cette 1ère rencontre qui n'a pas été rapportée ici devrait donner au lecteur l'idée de la chaleureuse amitié qui les unissait, comme aussi de la délicatesse, de la discrétion, de l'originalité intellectuelle et du goût pour les arts partagés. Une bise légère et la promesse d'un prochain échange, et ils se quittèrent.
En se retournant avant de fendre la foule rapidement, X mit la main dans la poche de son trois quart et en sortit avec un immense sourire et un clin d'oeil un trousseau de clé auquel était accroché un crododile rouge...
Darcy éclata de rire... 03/12/2005Day 110: Leçon de séduction, ou Darcy at the oh FadaChaque vendredi amenait à présent son cortège d'obligations régulières. L'apéro oh Fada...direct en sortant du travail.
Darcy fit son apparition et la fortune lui y sourit plus qu'elle ne l'avait fait jusque-là. Il y avait dans un angle, un jeune homme tout à fait plaisant. Il semblait avoir dans les 30, 35 ans, était de taille moyenne, avait une mine charmante, un regard fort intelligent et plein de vivacité, et s'il nétait pas parfaitement beau, il n'était du moins pas loin de l'être.
C'était un garçon d'un abord gentil. Aux regards qu'il lui donnait de temps en temps, Darcy s'estima très favorisé par la chance. Ils n'eurent guère le plaisir de parler au début, la distance, le bruit des conversations, le niveau de la musique qui venait d'augmenter. Mais quand au hasard des mouvements vers le bar, il se retrouva à ses côtés, Darcy s'aperçut qu'il était aussi aimable qu'il l'avait supposé. Il parlait avec beaucoup d'aisance et d'esprit, et il y avait dans ses manières une malice et une gaité qui forçaient l'attention.
Après avoir bavardé brièvement de tous ces sujets que le cadre où ils se trouvaient appelait tout naturellement, il s'adressa brusquement à Darcy avec un:
- Je me suis bien montré négligeant jusqu'ici, en ce qui concerne les égards dont je dois témoigner ici à un voisin distingué. Je ne vous ai pas encore demandé depuis combien de temps vous êtes sur GA et si vous êtes un habitué de ces rendez vous, et s'ils vous plaisent. J'ai vraiment manqué à tous mes devoirs...Mais vous avez peut être encore le temps de satisfaire ma curiosité sur tous ces points. Si c'est le cas, je commencerai tout de suite mon interrogatoire.
- Il est inutile de vous donner cette peine.
- Ce n'est pas une peine, je vous l'assure.
Puis, composant son visage et adoptant un sourire figé, adoucissant sa voix de manière affectée, il ajouta, prenant un air mièvre:
- Etes-vous sur Ga depuis longtemps?
- Depuis 5 mois environ, répondit Darcy en s'efforcant de ne pas rire.
- Vraiment! fit-il avec un étonnement affecté.
- Pourquoi en seriez vous surpris?
- Pourquoi, en vérité ? dit-il sur un ton naturel. Mais il faut bien que votre réponse ait l'air de susciter en moi quelque émotion...et la surprise est la plus facile à feindre et tout aussi indiquée qu'une autre. Poursuivons maintenant...N'étiez vous jamais venu oh fada?
- oh rarement.
- Etes vous allé à un des pic niques de l'été?
- non jamais.
- Et Ga vous plait?
- oui Ga est vraiment une source de petit bonheur
- je dois à présent vous adresser un sourire minaudier, après quoi nous pourrons redevenir raisonnables.
Darcy détourna la tête, ignorant si il pouvait se risquer à rire.
- Je vois ce que vous pensez de moi, dit-il gravement, je risque de faire piètre figure dans votre journal, demain.
- Mon journal!
- Oui, je sais exatement ce que vous allez dire: vendredi soir, suis allé oh fada. Un peu coincé dans mon business costume, étais toutefois assez à mon avantage. Ai cependant été bizarement importuné par un garçon étrange et absolument stupide qui a voulu me faire rire et dont la sottise m'a vraiment affligé.
- En vérité, je ne dirais point de choses pareilles.
- Dois-je vous dire ce qu'il faudrait écrire?
- S'il vous plaît...
- J'ai parlé avec un jeune homme tout à fait charmant. J'ai un peu parlé avec lui, il semble extraordinairement intelligent. J'espère en apprendre davantage sur lui. C'est celà que j'aimerai vous voir écrire.
Un mouvement soudain, un garçon portant sa bière comme un reliquaire en ostentation, bouscula Darcy qui revint à la réalité. Il était là bas toujours dans le coin, et ne lui avait pas adressé vraiment la parole, juste encore un regard plein de charme, et ne lui adresserait pas la parole de la soirée et pourtant il était sous la séduction d'un instant que n' a pas été, mais qu'il raconterait pour donner une vie à ses espoirs de séduction.
Fiction romantique dédiée à celui qui voudrait que les lettres prennent un peu le pas sur les pinceaux.
Ps: rassurez vous je ne ferais pas du ""claude"", c'est un essai  |
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