Day 53.an 2: ce que mes nuits n'osent dire à mes jours trop sages...
Lecture interdite aux mineurs et faiblesses cardiaques...
je sonnais à la porte métallique grise, on m’ouvrit un regard un bonsoir, j’essaye de le regarder dans les yeux pendant qu’il me passe au scan de haut en bas, la masse de muscle s’écarte et j’avance dans le couloir vers le bar dans la salle en face au fond. Je me suis changé dans la voiture, troqué mon costume pour un jean usé, un tee shirt gris serré et mon bombers bleu.
A cette heure, j’aurais pu me déshabiller dans la rue personne ne m’aurait vu, la haute bourgeoisie veille au dessus de nos têtes. J’ai mis ce que j’avais de plus crade, et pourtant comme toujours je me sens trop propre dans les premiers instants, j’ai mis un peu de désordre dans mes cheveux, ôté mais lunettes mais je sens que les regards qui se portent sur moi, me jugent encore un peu trop clean pour être un des leurs, mais cette fraîcheur les existe toujours malgré eux.
Sur les écrans en hauteur les mêmes pornos auxquels on ne porte plus un regard si ce n’est pour éviter un regard ou se donner une constance pendant que les curieux vous détaillent de la tête au pied. Il y a toujours le petit robeu bien dessiné qui sourit un peu, juste à côté, le plus épais et plus vieux avec son bouc grisonnant, l’ami de tous et l’amant de personne. un verre, merde je ne vais prendre une de ces saloperies de bière, un gin glace, tant pis si on me regarde de travers je les emmerde. Fuck them all, non c’est pour tout à l’heure. Attendre que l’alcool finisse d’endormir mes ultimes scrupules et affaisse les derniers remparts de ma bourgeoise timidité. L’odeur du gin ne masque pas l’odeur virile qui m’ imprègne peu à peu, mélange de sueur colmatée au musc de l’homme qui a travaillé, parfum de vestiaire fatigué, de cuir mouillé de désir, aigreur de la bière adoucie au tabac, cette odeur de mâle qui aiguise mes sens, réveille en moi peu à peu l’homme que sommeille. J’inspire profondément, et le désir commence à couler en moi, détendre jusqu’aux muscles de mes cuisses.
Il n’y a pas foule, il n’y a jamais foule, un peu de mouvement vers l’escalier, deux ou trois regards appuyés en passant, juste une assurance, it could work!!! je grimpe l’escalier lentement, il fait plus chaud, sur le palier deux hommes s’embrassent sans passion, pendant qu’un troisième fume sa cigarette en caressant le superbe cul du plus grand. Welcome! l’odeur est plus chaude, j’avance couloir de gauche, l’obscurité n’est baignée que du faible halo d’une lumière de sécurité verte qui accroche deci delà , un dos large moulé dans un tee shirt blanc, une arcade un peu brillante de sueur, un bras musclé ou un crâne rasé. Une pièce à droite, je devine 4 ou 5 mecs qui se délassent à s’enlasser autour d’un ptit mec hyper musclé le fut sur les chevilles. Un geste, une invite, non j’avance plus avant dans le couloir. Une pause, adossée au mur vers l’angle qui conduit vers le couloir avec la série de cabine sans porte. M’habituer à l’obscurité. Je passe indolent devant les 8 cabines, la viande en rayon ne me donne pas d’appétit. A droite un couloir un peu plus large. je m’avance lentement, un peu plus de mouvement deux hommes me frôlent en les croisant, contact furtif mais appuyé du second, regard flou et gueule de malfrat dépressif; non merci Monsieur!!!
Devant à droite adossé le pied en béquille contre le mur, un mec brun, une gueule carrée, il bouche la moitié du passage, je croise, un regard ses yeux, sa main appuyée sur sa braguette, un sourire, la bouche entrouverte, son marcel un peu lâche qui libère des épaules rondes et bronzées. je ralentis marque un arrêt, un pincement d’envie me parcoure. Oh oh. 5 ou 6 pas plus loin je m’arrête, me retourne et m’appuie sur le mur la tête tournée vers lui.
Je le fixe, il me regarde et avec lenteur pivote vers moi. Il se touche avec une évidente et sensuelle satisfaction. L’envie gonfle en moi, je lui répond avec le même geste appuyé. Ce geste semble déclencher son plaisir, il sourit, il approche, j’appuie mes épaules sur le mur et avance mon bassin pour mettre en évidence le gonflement de ma queue. Il est devant moi, une main sur mon bras, un geste un peu timide, il est plus grand que moi, appuie sa braguette contre mon ventre lascivement et pose ses deux mains de chaque côté de ma tête, il me plaque contre le mur. Sa bouche parcoure ma nuque et se pose sur la mienne. mouais, un peu molle, autant embrasser un gant de toilette tiède, sa queue que ma main découvre dans sa braguette ouverte est de bonne proportion, mais un peu grasse... il appuie sur mes épaules et tente de me diriger vers sa bite!!! non pas de régime chenille ce soir, je pivote j’esquive, je me dégage, un baiser sur son beau menton râpeux, un sourire, je m’écarte, quittons nous bons amis, pas assez faim... pas assez ferme...pour un encas.
Back to the couloir des cabines, un gros cul blanc offert entièrement épilé, bof, un blond un peu terne, Oh un petit rouquin à genoux avec une tête de communiant polisson, la bouche charnue, un petite pause, tiens!! je m’approche, il avance sa tête vers ma braguette et s’active avec gourmandise. 10 minutes peut être... assez joué, gentil travail mais trop en surface....
La soirée avance et malgré quelques encas, rien ne m’amuse vraiment. Je redescends au bar, deuxième verre, je me sens cool, j’allume et les mecs flambent. Easy mais pas envie de me jeter à l’eau, aucun n’ose venir chercher ou alors du lourd estampillé seconde classe éco. Tiens une lilloise (une pensée pour NYC, il l’adorerait), la pauvre chérie, elle croit vivre la sexualité la plus affranchie parce qu’un mec ou deux poseront leurs mains moites sur son petit cul cambré et qu’il tâtera de la queue dans un recoin sombre, trop vite trop sec, trop fille...
Envie de pisser, les toilettes, j’aime cet endroit! les 3 chiottes dont deux sans portes, les trous de glory hole, tiens il y a un gros bourdon qui butine un pistil, il fait d’énorme slurps, il faudra lui apprendre à faire BZEEEEE... je me sens drôle, rien à faire de rien...
Entre les 2 urinoirs se tient un garçon d’un 1,80 mettre châtain les cheveux drus, les yeux noisettes rieurs, je suis obligé de le détailler, il barre le chemin aux précieux réceptacles émaillés. Il a quelque chose d’un gentleman farmer à la ralph Lauren, de sa braguette ouverte et de son jeans taille basse dépasse son caleçon (le dernier modèle bleu et rose Christian Dior). Il s’amuse en silence , il prend son menton dans sa main et penche sa tête à droite et à gauche en désignant chacun des urinoirs, et me dit: alors celui de droite ou celui de gauche, difficile de choisir, mais il y a peut être une autre solution.... sa voix grave et chaude est belle.
Un choc, cette provocation est la plus belle invitation qui m’ait été faite. Je me sens piégé, incapable de résister. Mon cœur bat plus fort, un désir vague m’envahit. Il ouvre légèrement ses bras et me dis “ Allez viens”...Je me love contre lui, j’aime son odeur de lavande au dessus du parfum javellisé des pastilles bleues à chiottes. Sa peau est chaude et douce, tous ses gestes sont ceux d’un homme qui déborde de sensualité, il joue avec son doigt sur mon visage et découvre mon corps de son autre main. Chacune de ses caresses est accompagnée d’un regard joueur et amusé. Je l’embrasse, ses lèvres sont douces et fermes, il les entrouvrent à l’invitation de ma langue. nous nous embrassons profondément, lourdement, légèrement, violemment, je m’ennivre de baisers, je voudrais me fondre en lui. Nos mains se croisent sur nos ventres à la découverte de nos virilités. Ses doigts, un à un défont les boutons de ma braguette et dégagent mon sexe raide de ses plis de coton. Il sort ma queue et d’un geste d’une extrême douceur, la glisse la braguette de son jeans et puis dans son propre caleçon... le contact de son sexe épais, doux et palpitant me donne une nouvelle émotion, je l’embrasse avec plus de vigueur et de gourmandise. 10 minutes au moins nous sommes l’un contre l’autre, parfois il recule un peu la tête et me regarde intensément, il sait que je sais , que j’ai compris et que j’ai accepté... il me serre fort et il me lèche le visage, et me murmure à l’oreille après l’avoir sucée lentement, “maintenant”, je n’ai aucune hésitation, je n’ai aucun effort à faire, et malgré mon érection je commence à me soulager contre lui, c’est chaud, lent, interdit..; il ferme les yeux et écarte encore un peu plus les cuisses en se collant à moi....
Je me reveille soudain, merde qu’est-ce qu’ils foutent les mecs dans ces putains de médocs contre le rhume, c’est grave....
15/03/06 - 23:27
pffffffffffff j'ai fait un reve a la con cette nuit, mais c'etait moins chaud et plus rigolo !
fred30ans