ATTENTION VOUS ENTREZ DANS UN PAYS ETRANGER Il s'y parle une autre langue sans aucun sens... que des petits riens qui réjouissent ceux qui y trouvent le bonheur caché

28/10/2007

28/10/07 - 08:18

De la quête de ce qui chante en lui...

La première fois que je l’ai vu, je ne l’ai pas trouvé beau. Si je le rencontrais dans un salon virtuel - mais l’ai-je jamais vu dans un salon virtuel- est-ce que je le reconnaîtrais?
Parce que dans un salon virtuel, il faut imaginer, non plus seulement le visage, éclairé de ses yeux ronds, verts, mais aussi l’allure générale, c’est à dire le corps...ce corps si droit, presque sans poids, sans réalité peut être quand il serait assis dans un salon, et pas seulement le corps, mais le corps en mouvement, l’allure cette chose impondérable...

Et de nouveau, je revois son visage, la lèvre inférieure qui à l’air de sourire, ses pommettes qui accrochent la lumière, son front lumineux au dessus des lignes courbes de ses sourcils, ses yeux fermés...mais ses yeux s’ouvrent et tout se brouille...dans la rue... je regarde les garçons, ceux qui ont à peu près sa taille, mais non ce n’est aucun, aucun ne chasse son fantôme... même ceux qui sont jolis. Alors je barbouille, je cherche dans les couleurs de ma mémoire...



Peut-on dire de Bingley ( appelons le bingley) qu’il est joli? Je ne l’avais pas qualifié de tel la 1ère fois. Je l’avais mal regardé. La question n’est pas qu’il soit joli. Il est mieux que joli. Il est autre chose..Voilà ce que j’ai...je retrouve presque les traits derrière la barbouille, mais pas le secret de leur charme...comme un mot qui s’échappe...on sait comment il est fait...à peu près..s’il y a des ‘r’.. . combien de syllabes,..on lui trouve ou des rimes ou des équivalents... mais le vrai mot? le mot qui chante.

Voilà ce que je ne trouve pas le mot qui chante en lui.

Je suis sûr qu’il y a quelque chose qui chante en lui. Quoi? ah dame! Quelque chose qui chante comme son nom. Bingley. Je me souviens avoir sur ce nom en toute innocence rêvé. Je l’avais mal vu alors. Je rêvais sur ce nom sans vraiment penser à lui. Un nom qui fait rêver d’ailleurs. Mais il est au-delà de son nom. Son nom fait rêver à lui. Il a effacé tous les Bingley possibles, il n’y a plus qu’un Bingley possible, plus qu’un Bingley, un seul Bingley, lui...

Je ne retrouve pas ce qui chante en lui, le cœur de son chant.

Avec une inquiétude croissante, je barbouille la toile, je cherche où le chant a son cœur.

Je cherche à me souvenir. Que faut-il se souvenir de lui, avant tout, surtout? Est-ce ce marcheur dont j’ai touché la main, ma main se souvient et se désespère en même temps de ne pas se souvenir sur la toile exactement... Pour la première fois je viens de sentir son absence. Je viens de sentir l’absence de sa main.

Mais est-ce bien là le chant de Bingley. Faut-il pour l’éprouver lui tenir la main, comme n’importe quel homme, ou son charme n’est-il pas ailleurs, dans ses yeux ouverts?


Je rage sur la barbouille, le couteau s’emporte, ses yeux s’ouvrent...
Tout à coup, je retrouve l’émotion de ma main dans sa main, de cette main prisonnière, comme un oiseau qui frémit, et ce n’est pas l’oiseau qui est pris c’est l’oiseleur.

Je frotte la paume de ma main, et m’étonne.
Une tâche de peinture!
Une présence. Une absence. Les deux à la fois.
Une chanson.

27/10/2007

27/10/07 - 20:19

Erotisme de pierre


Jouer à trouver dans les marbrures l'objet d'un désir, d'un sourire.
Le faux marbre est il un art toujours aussi sensuel?

25/10/2007

25/10/07 - 22:01

De la noblesse de l'échec...

Il arrive un moment où la vie pour chaque homme est une défaite acceptée. Nous le savons tous, et c’est ce qui nous fait apprécier ceux qui l’ont consciemment choisie et parfois assumée de bonne heure. Il y a un coin de sympathie pour le samouraï dans nos cœurs. Et bien non l’amour des causes perdues et le respect de ceux qui meurent pour elles ne s’appliquent pas ici.

Fin de tournoi, je m’incline devant la belle victoire du nouveau chevalier Wahaha. Il est ici question de sport d’amitié celle au service de la créativité et l’expression libre de l’émotion. J’aime sa capture de ce que la vie nous donne de signes qui traduisent et projettent nos sentiments, parfois je me prends à croire que c’est le plus beau des livres à celui qui en apprend la langue.

Et quittant humblement la lice pour rejoindre ma tente, je songe que si je n’ai pas de Reine à servir, j’ai en secret la richesse d’un Prince à honorer.




A l’invitation amicale d’un autre preux défait dans une épreuve précédente, je réalisais cette barbouille.

A ceux qui l’ont distinguée et soutenue, je veux offrir cette part de la démarche balbutiante qui l’a précédée. Je ne dessine pas, je barbouille les couleurs jusqu’au moment où je pose les pinceaux...

Dans “l’oeuvre” ce qui est merveilleux, enfin ce qui ne cesse de me questionner, c’est la part de ce que chacun apporte et reçoit. Presque tous les sens se trouvent un temps stimulés, pour développer leur propre vision, leur version de l’histoire, la prolonger hors du cadre...

Dans cette visite, je voulais vous inviter dans des chemins qui ont abouti à cette étape chromatique offerte à l’amitié sans d’autres guides que vos “yeux “ du moment.

comme un cahier de brouillon...que je déchirerai bientôt..

un chemin pas à pas

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Des pas maladroits, mixtes, quand on avance avec le cœur, la raison et la sage application parfois cède le pas.

Ils sont comme ces seconds rôles qui parfois portent plus de caractère et d'émotion que les principaux en ce que leur moindre qualité de jeu humanise, en tout cas qui retiennent parfois plus mon attention parce que je m'y identifie mieux, comme dans les romans et digressions de Jane. Là encore la plus belle histoire est hors de la toile...devant, à portée de main.

20/10/2007

20/10/07 - 23:53

to Pyram

affichage suspendu , will be back soon ..

14/10/2007

14/10/07 - 23:14

Saint-Saëns, Samson et Dalila...


Mon coeur s'ouvre à ta voix comme les fleurs s'ouvrent au baiser de l'aurore....

13/10/2007

13/10/07 - 23:43

Gris & Gribouillis



L'intimité au modèle offre la liberté autour d'une verticalité affirmée de chercher dans les gris une nuance de bleu... L'énergie de cette teinte qui nie toutes les autres résulte de ce qu'elle les porte avec la sensibilité élégante d'aucune autre base... Je m'égare sur un chemin de la douceur qu'une touche de bleu trace au coeur d'un mouvement qui se joue du cadre convenu des canons esthétiques.
Le modèle s'il y perd sous les traits les siens propres y gagne assurement mon amour.
L'amour n'est il pas semblable au gris qui reçoit autant qu'il restitue chaque touche irisée du prisme cristallin de deux âmes qui s'éclairent l'une l'autre...
Voilà que je me grise des mots, dirais-je soudain trop des couleurs de mes émotions... la couleur déborde du trait, l'émotion du texte.

09/10/2007

09/10/07 - 22:23

Modèle rebelle...



Parfois quelques traits suffisent à me pousser à persévérer.... ma sauvagerie chromatique n'a pas de limites..

08/10/2007

08/10/07 - 00:08

Barbouillages sauvages...



Jouer de la couleur comme d'autres utilisent les harmonies, gammes chromatiques qui sondent l'émotion plus qu'elles ne la restituent

03/10/2007

03/10/07 - 23:57

Mi palpita il cor



Parole de sauvage ému..

01/10/2007

01/10/07 - 21:55

Disparitions et Carillon à Pemberley...


Cher Darcy,

Vous trouverez avec ses mots une bien mauvaise nouvelle, Bingley a disparu!!
A mon arrivée à Oxford, je me suis rendu à l’Auberge du Chardon. L’aubergiste m’a informé que Mr Adams n’avait pas réapparu depuis hier. Dans sa chambre, il avait trouvé un pli et une bourse le priant l’aubergiste de conserver sa chambre pour une dizaine.
Lui même ainsi que tous ceux qui l’ont vu m’ont assuré de sa bonne santé, et de la vivacité et de la clarté de son esprit, et des gracieuses manières dont il entoure chacun de ses actes. La femme de l’aubergiste m’a confié qu’il avait fait brûlé plus de chandelle en une semaine dans ses nuits d’étude que sa propre Mère dont la dévotion était des plus grandes et louables n’en avait consumé dans sa vie à l’autel de la Vierge pour la protection de sa fille chérie. La prospérité de la Dame devant mes yeux me fit songer que la Sainte Mère de Dieu n’avait pas été ingrate en retour.
Imaginez, mon cher Darcy notre Bingley à l’étude!! Un penny glissé dans la main de l’accorte Dame m’ouvrit la porte de la chambre de Bingley. L’ordre le plus parfait y régnait, j’y imaginais notre ami quand soudain un détail au sujet de deux gravures sur le mur m’intriguèrent au plus au point.
Vous connaissez chez Charles, ce sens de l’ordonnancement le plus appliqué et rigoureux dans la dualité parfaite. Jamais homme si amoureux de l’ordre et de la parfaite symétrie, si désireux de l’établir en tout, d’ôter la confusion d’un déséquilibre, de mettre gens et choses à leurs places en parfait équilibre formel et harmonique n’aurait pu soutenir la vision d’un pendant de gravures fixées à deux hauteurs distinctes.

Je m’en approchais, deux charmantes Ladies, Lady de Mouht et Miss Jane Beekew. J’en félicitais sa propriétaire pour la qualité d’exécution et le choix judicieux des vertus consolatrices de leurs beaux regards au cœur d’un voyageur privé de l’affection des siens. On ne saurait jamais suffisamment accorder au moindre détail des agencements de sa demeure l’attention précise à satisfaire la joie de ceux qui l’honnorent. Une des gravures semblait avoir été placée sur un clou plus haut , j’en fis la remarque et proposait de le remettre en place. Alors que d’un geste prompt je pris Lady de Mouht dans mes bras, un pli glissa le long du mur, la vue de votre nom sur celui ci, et l’inattention de l’aubergiste détournée par l’ajustement de roses dans un vase près de la fenêtre, m’autorisèrent à le substituer.

Je vous le joins avec ce billet. Ma curiosité et les informations que j’espérais y trouver concernant Bingly m’autorisèrent à en rendre connaissance. L’affaire me semble toucher à la sécurité de l’état, je frémis du sort de Bingley et vous invite à prendre pour votre sécurité et celle de votre maison les plus extrêmes précautions.

J’ai aperçu votre musicien à l’occasion d’une réception.
Son allure et ses manières sont très dignes quoiqu’un peu réservées, ces yeux verts ont une intelligence vive, et le teint mat d’un homme qui a voyagé leur donne plus d’éclat encore. Je comprends que vous ayez eu pour sa présence l'attachement le plus vif lors de son séjour. Toutes les dames sont suspendues à ses regards ,et la moindre de ses paroles semble leur procurer une extase qui surpasse l’expression de la Sainte Thérèse du Bernin dont vous m’avez dit l’impudente sensualité, et que je brûle de découvrir avec vous lors de ce Grand Tour que nous avions projeté de faire. Pour connaître votre application à toujours mettre un trait excessif au relief de vos descriptions, je suis assuré que la Sainte en marbre est tout à fait l’inverse de la sculpture scandaleuse dont vous m’avez fait la description. Eut-ce été une jeune martyre chrétienne je suis assuré que vous lui auriez prêté une grâce plus innocente. Mais laissons là Sainte Thérèse que nous célébrerons à la conclusion prochaine j’espère de ce mystère.

Soyez assuré que mon âme n’aura de repos qu’au moment où je tiendrai dans mon bras notre joyeux et insouciant Bingley.

Colonel Fitzwilliam

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Lettre à l’attention de Darcy
Cher Darcy,

Dans mes récits précédents, j’ai dissimulé à votre connaissance un événement lors de la découverte du cadavre de ce pauvre chantre à Douvres.
Alors que je m’approchais des larges manchettes de son habit pour mieux en discerner les armes, je remarquais la pointe d’un pli qui en dépassait. L’eau avait rendu sa couleur si proche d’un ton de puce écrasée qu’il était à peine perceptible. Je le tirais prestement alors que le Coroner procédait à l’examen de ses chausses. J’en fis son examen quelques instants plus tard et ce que j’en appris me guida à taire son existence avant d’en avoir démêlé moi même les tenants.
Le nom d’Evariste associé à cette étrange représentation d’un chapiteau avec des musiciens, me donnèrent à penser que le lien avec notre affaire était si direct que je devais en avoir le cœur net sans y mettre les autorités auxquelles j’aurai du confier des éléments que je jugeais encore de votre privauté.




Accompagné de ce dessin, il y avait un message du jeune secondicerius destiné à un certain Mr d’Urbi résidant à Oxford au palais épiscopal. Je dois quitter Oxford sur la piste d’un nouvel événement des plus étonnants et urgents. Voici la plus stricte transcription de la lettre trouvée, vous en serez parfaitement stupéfait.

Votre dévoué et fidèle Charles Bingley

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Maître,
j’ai guetté nos hommes selon les instructions que vous m’aviez données. Ils sont arrivés nuitamment à Douvres chargés d’une caisse longue et étroite, et ont trouvé refuge dans ce manoir un peu écarté de la ville. Son propriétaire dont les relations avec Monsieur de Talleyrand qu’il avait connu à Londres au moment de son exil est absent depuis des mois mais ils y étaient attendus. Je suis cette fois totalement assuré que le complot est des plus avancé, et que nous devons agir prestement pour préserver le pays de la ruine, et du chaos dans lequel le tyran corse le plongerait. N’écoutant que mon amour de Dieu et de la liberté, je me glissais jusqu’à la porte des cuisines et pénétrais dans la maison. La domesticité en était absente ainsi que je l’avais noté, et un seul homme avait accueilli nos deux chevaucheurs. Je me glissais dans un recoin dissimulé par un rideau dans le passage de la chapelle vers la salle d’apparat d’où provenaient leurs paroles. Ils s’exprimaient en français, et évoquèrent leur embarquement dans la nuit sur une chaloupe de contrebande qui leur permettrait de rejoindre une goélette de La marine française.
Ma cachette bien que commode pour l’exercice de ma surveillance se révéla fort inconfortable pour mes sens olfactifs. Il s’agissait d’un ancien cabinet d’aisance qui n’avait pas fait l’objet des soins attentifs et strictement nécessaires aux dispositions de cette nature. Le confort des gentlemen de la côte n’a pas encore celui des hommes du Monde. Vous m’aviez décrit des arrangements de cette étrange nature dans les plus précieux appartements parisiens sans que j’en conçoive l’extravagante disposition.
Le plus âgé des 2 cavaliers sorti d’un étui de cuir des documents ( que je dérobais plus tard dans la nuit, et que vous trouverez avec ce pli ) et entrepris d’en partager le contenu avec ses acolytes. La teneur de ses propos résonne encore avec un glacial effroi dans ma tête. Monsieur de Talleyrand pour le compte du tyran est à la quête de la formule magique, ce mystère musical qui donnerait à la France le pouvoir le plus absolu et terrible sur l’humanité. Il leur appris que le mystère dissimulé au cœur même des Ecritures aurait été dispersé du Temple au début du 1er siècle à dessein de le préserver de la cupidité des hommes par une société secrète qui se perpétue dans le secret le plus noir.
Le nom d’Evariste a été cité à plusieurs reprises, notamment au sujet de ce croquis que Mr de Périgord aurait fait de sa main lors de son bref episcopat à Autun, dont la seule finalité aurait été de percer un mystère garder par la famille d’Evariste dont une branche de très ancienne lignée, était établie dans la région. Cette figuration du quatrième ton de la musique, celui qui exprime la douleur et la tristesse, a dans la représentation qu’en fit le mystérieux sculpteur prodige Gislebertius la grâce d’un carillon joyeux. Ce motif dont nous avions été frappé dans sa figuration à Chartres, et au vitrail de Laon, et guetté les signes dans les sculptures de Beaune et Vezelay sur lesquelles nous avions retrouvé la trace de Gislebertius. La relation avec Cluny et le manuscrit d’Etienne de Bagé est évidente. Il semble qu’ils possèdent du Grand Mystère des éléments qui menacent notre sécurité et hâte notre mission. Je prie pour que vous ayez réussi à faire parler les fresques des tombes égyptiennes.
Je serai demain sur la plage afin de tenter d’entraver la disparition de la Vénus dont vous aviez à juste titre deviné qu’elle était par les soins d’Evariste porteuse d’un part du mystère.
Dieu nous garde.